Règles à suivre suite à une convocation ou une garde à vue : en cas d'arrestation -dès que vous êtes convoqué ou interpellé :
1) Demandez à l'officier de vous notifier les charges qu'il retient à votre
encontre (Livre préliminaire-III al.2) du Code de procédure pénale :
"Toute personne suspectée ou poursuivie a le droit d'être informée des
charges retenues contre elles...".
Cultivez et faites cultiver ce réflexe. Si vous ne le faites pas, c'est
pendant que l'on vous interroge qu'on va construire les charges.
2) Les charges doivent être identifiées avant toute interpellation ce qui
vous permettra de préparer vos réponses et votre défense.
3) Dès que l'on vous demande de ne pas vous déplacer, posez toujours à
l'officier la question de savoir s'il vous place en garde à vue. En effet, la
garde à vue est enserré dans un délai. Ce délai est de 24 heures si la personne
interpellée réside dans la localité du siège du commissariat de police ou de la
brigade de gendarmerie, ou de 48 h dans les autres cas (art. 57 du code de
procédure pénale). Ces délais ne peuvent être prolongés que sur décision du
procureur de la République. Or, le délai court à partir du moment où l'officier
aura indiqué
que vous êtes en garde à vue. Si vous n'insistez pas, on vous interdira de
vous déplacer déjà pendant plusieurs
heures ou jours pour vous notifier sur le tard la garde à vue. Vous aurez
accompli une garde à vue de fait totalement irrégulier avant la garde à vue de
droit.
Dès que vous rencontrez l'officier ayez un regard sur VG votre montre.
Quand il aura fini de vous interroger, vous allez lui indiquer l'heure à
laquelle vous êtes retenu. S'il refuse de le faire, au moment de la signature
du procès-verbal, vous pouvez introduire la mention vous-mêmes ou
bien vous refusez de signer le PV. Plus généralement, si vous considérer
que vous ne vous retrouvez pas dans le PV, ne le signer pas.
La loi vous autorise à le faire.
4) Dès qu'on décide de vous interroger, l'officier a l'obligation de vous
lire vos droits (Art. 59). Il s'agit des droits suivants :
- Constituer un avocat (c'est en raison de ce droit que nous accompagnons
maintenant les jeunes dans les commissariats et dans les bureaux des
procureurs).
- Se faire examiner par un médecin de son choix (il faut nécessairement
réclamer si votre état de santé l'exige. C'est vous qui choisissez le médecin.
Si l'officier refuse, faites la mention au PV ou ne signez pas le PV)
- Informer un membre de sa famille et le recevoir. Ce droit est fondamental.
Par conséquent, on ne peut pas vous l'interdire. Il n'y a plus de garde à vue
en catimini.
Les droits individuels doivent être réclamés, exigés par soi-même. Le
policier ou le gendarme sont des êtres humains, des citoyens. Il nous
appartient de ne pas les transformer en monstres ou en des bourreaux. Si vous
avez apprécié ce post.
Un citoyen est toujours mieux traité si l'agent réalise qu'il maîtrise ses
droits. Faites le sans violence, avec courtoisie et humilité. Vérifiez toujours
si c'est ce que vous dites qui est transcrit par l'agent.
Bonne Journée .......
Moussa Guindo, magistrat
Source : Malicanal.com
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