Nathalie Yamb : “Le cas Bongo montre qu’il n’y a rien de plus volatile que le soutien de l’Occident”
“Ces chefs d’Etat qui sont là par la volonté des autres, ont le destin d’un mouchoir en papier, d’un kleenex. On les prend, on les utilise, on se mouche dedans. Et quand ils deviennent un peu trop faibles ou plus aussi fiables, on les jette à la poubelle. Et aujourd’hui, la dimension de l’éveil des populations africaines a fait comprendre aux Occidentaux, aux États-Unis mais à la France aussi, qu’il y a certains de leurs pions qui sont certes toujours aussi serviles vis à vis d’eux, mais qui sont faibles par rapport à la montée en puissance du sentiment et de la volonté de reconquérir sa liberté et son émancipation. Et pour éviter qu’un coup d’État ou qu’une révolution ait lieu, qui va balayer le système, on sacrifie un pion faible”, note-t-elle. “Le cas Bongo montre qu’il n’y a rien de plus volatile que le soutien de l’Occident”, souligne Mme Yamb.
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