L’entrée des motos-taxis en circulation à Bamako a été applaudie à grand cri par une certaine population bamakoise. Aujourd’hui, cet engouement serait sur le point de devenir un vieux souvenir. Certains trouvent que c’est un moyen de déplacement très rapide dans une ville sans grande voie, d’autres, par contre, formulent des griefs. Sa prolifération en circulation fut très rapide. Des jeunes sans travail, se sont aventurés dans ce nouveau job à Bamako, alors que tous ne connaissent pas la circulation.

L’avènement des moto-taxis à Bamako aura été aussi une bouffée d’oxygène à une certaine jeunesse oust-africaine abritant notre capitale. Du coup, sa prolifération a ouvert la porte à des aventures souvent malheureuses pour le client.

 

Journée internationale des femmes 8 mars 2022 : «Soutien au FAMa» (Forces armées maliennes)

Le ministère de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant sort la grosse artillerie. De jolis pagnes dédiés aux Forces armées maliennes (FAMa) à «Soutien au FAMa». Nous sommes dans une période de transition, et la ministre dudit département serait une proche des militaires. Ce ne serait pas étonnant de voir Mme Wadidié Founé Coulibaly s’habiller en militaire, mardi, 08 mars 2022.

Bonne fête à toutes les Maliennes. Courage aux FAMa.

 

Ministère des Transports et des Infrastructures: publicité mensongère ou quoi ?

Un avis du ministère des Transports et des Infrastructures est régulièrement relayé par la Radio nationale (ORTM) pour annoncer la reprise du trafic entre la gare de Bamako et les ateliers centraux de Korofina. Avant de diffuser un tel avis, le ministre Dembélé Madina Sissoko devait visiter les chemins de fer pour savoir que reste-t-il encore des rails ? La transition pourra-t-elle démolir les constructions dans le domaine de l’ex-Régie des chemins de fer du Mali ? Quand est-ce que le train sifflera Mme le ministre ?

 

Transition dans l’œil du cyclone: 18 mois après quel bilan ?

Après dix-huit (18) mois de gestion transitoire ordonnée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la junte malienne. Nous revoilà revenu au galop avec les anciennes pratiques du système IBK: népotisme, clientélisme ethnique. Les Maliens sont sortis massivement sur la place de l’Indépendance et dans les capitales régionales pour demander le changement  de système de gouvernance. Mais nous revoilà tomber dans le trou de l’ancien régime à savoir: la corruption, le détournement de deniers publics, escarcelle, l’accaparement du patrimoine, la gabegie.

Après dix-huit (18) mois, le bilan est mitigé à tous les niveaux:

- Sur le plan sécuritaire, des résultats encourageants sont constatés sur le terrain, mais ils restent fragiles et précaires. Le reste ne peut que suivre.

- Sur le plan juridique, la situation est explosive. Rien ne bouge de ce côté. Pourtant, c’est au niveau de la justice que l’attente des Maliens est grande: «Les Maliens ont plus besoin de justice que de démocratie», disent ceux qui demandent le changement. La nomination de certains hommes politiques de la vieille classe politique prouve à suffisance que le changement n’est pas pour maintenant.

 

Dans le Monde: des guerres sur fond de mensonges médiatiques

Une chose que j’ai découvert est presque chaque guerre qui a débutée au cours des cinquante (50) dernières années a été le résultat de mensonges médiatisés. Les médias auraient pu les arrêter s’ils avaient fait assez de recherche au lieu de relayer la propagande du gouvernement. Qu’est-ce que cela signifie fondamentalement ? Cela veut dire que les populations n’aiment pas les guerres. Les populations doivent être manipulées pour accepter les guerres. Les populations n’acceptent pas aveuglement d’aller en guerre. Donc, si nous avions un bon environnement médiatique, nous aurions un environnement pacifique. C’est de ne pas comprendre ce qui se passe réellement. La question est: qui fait la promotion de l’ignorance ?

Ce sont des organisations qui essaient de garder des secrets. C’est seulement quand tu commences à comprendre que tu peux prendre de meilleures décisions la question est: qui fait la promotion de l’ignorance ? Ce sont des organisations qui essaient de garder des secrets. Il y a de très bons journalistes, et nous travaillons avec beaucoup d’eux mais la majorité d’eux sont mauvais et ils déforment tellement la réalité que le résultat que nous voyons est une continuité de guerres et de gouvernement corrompus. Donc, si nous avions un bon environnement médiatique, nous aurions un environnement pacifique. L’ennemi numéro un, c’est l’ignorance. Mais la majorité d’entre eux sont mauvais et déforment l’information.

Source : L’Inter de Bamako