Ministère de la Sécurité : pénurie de carte nationale d’identité

Ministère de la Sécurité : pénurie de carte nationale d’identité

Le Mali de Ibrahim Boubacar Keïta fut la caverne de Ali Baba. Et pour cause ? Il gérait le Mali comme un patrimoine familial. Tout se décidait par lui et se terminait dans ses comptes. À sa chute, le pot-aux-roses fut découvert. Le marché de fabrique de carte d’identité nationale était confié à Alou Tomota, Président directeur général (PDG) de Graphique-Industrie. Un vrai marché de dupes, où l’État était perdant. Tomota ne payait pas d’impôts à l’État depuis qu’il a bénéficié ce marché qui lui rapportait plus de dix (10) milliards de francs par an, attestent les mauvaises langues.

Le nombre de cartes d’identité fabriqué par an par Graphique-Industrie était l’équivalant du montant de l’impôt annuel qu’il devait à l’État. Une pratique digne des Républiques de démocratie bananière. Lorsque le gouvernement de la refondation a découvert le grand vol, il a aussitôt mis fin audit marché, en exigeant de M. Tomota le paiement intégral des impôts non versés.

 

CNT : une dissolution ?

Il ne reste qu’un an de durée de vie pour le Conseil national transition (CNT). Mais hélas ! Dans un État responsable, il faut renvoyer tous ces gens-là. Pour raison d’incident entre le gouvernement et le chef de la transition. Après avoir mis en conflit le Chef du gouvernement et le président de la transition en changeant presque tout le contenu du projet de la loi électorale adopté par le gouvernement, le CNT n’a plus voix au chapitre. Le président de la transition en bon stratège devait rejeter ledit projet. Mais hélas ! Dans quel pays sommes-nous ?  Si on ne fait pas très attention, on risque de revenir au galop avec l’ancien système de gouvernance.

De la manière dont le président de la transition a renvoyé Bah N’Daou et Moctar Ouane, il devait procéder à la même méthode au Conseil national de la transition. Sinon gare ! Imaginez un peu ? Si le colonel Assimi Goïta est candidat à l’élection présidentielle, l’intérim de la présidence sera assuré par le colonel Malick Diaw, président du CNT. La présidence du CNT sera assurée par le premier vice-président du CNT.

 

 

OCLEI : le chef n’est pas clean, hein !

La toute nouvelle structure de lutte contre l’enrichissement illicite qui avait ravi la vedette auprès de la population à travers une série de rapports n’est plus que l’ombre d’elle-même. Le chef de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) n’est plus indépendant, sa structure non plus. Plusieurs agents de l’OCLEI ont de fortes accointances avec le pouvoir en place. Ainsi, Mme Moumouni Guindo a été récemment nommée agent comptable à l’ambassade du Mali en Allemagne. Dans les rapports du Vérificateur général, de la Cellule d'appui aux Structures de contrôle de l'Administration (CASCA), plusieurs ambassades et leurs agents comptables sont incriminés.

 

 

Mali : un budget programmé avec des institutions budgétivores

Le prix de notre démocratie coûte aux contribuables plus de 50 milliards de F CFA dans la loi des Finances pour les huit (08) Institutions. Dans la Loi des Finances, on y découvre tellement d’aberrations et d’incohérences qu’il y a lieu de se demander si, pour un pays pauvre, nous sommes sur la bonne voie. Juste quelques exemples: le ministère des Affaires étrangères coûte aux contribuables maliens près de 38 milliards de francs, auxquels il faut ajouter près de trois (03) milliards pour celui des Maliens de l’extérieur. Pour quel bénéfice et quels résultats ?

En ajoutant le budget de la primature aux autres   institutions de l’État, on dépasse aisément les 50 milliards de francs. C’est le prix de notre démocratie. L’État et ses démembrements dépensent 15 à 20 milliards de francs en carburant et frais de déplacement. De quoi faire le tour du monde ! En consultant la loi des Finances sur les chapitres: frais d’entretien, d’électricité, d’eau et de téléphone de nos administrations, vous tombez en syncope ! Le calcul global donne le vertige. Une partie importante de ces budgets est gaspillée, souvent même détournée. C’est sur ces gaspillages que devront porter les réductions de dépenses. Non sur le service rendu.

 

 

Utilisation des fonds destinés à l’équipement militaire : des mandats d’arrêts internationaux lancés contre Boubou Cissé, Tiéman Hubert Coulibaly, Mamadou Igor Diarra et Babaly Bah

Le Procureur du Pôle économique et financier de Bamako a lancé, la semaine dernière, des mandats d’arrêts internationaux lancés contre l’ancien Premier ministre, Boubou Cissé, l’ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tiéman Hubert Coulibaly, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Mamadou Igor Diarra et l’ancien président directeur général de la Banque malienne de solidarité (BMS-SA) Babaly Bah. Ils seront entendus dans le cadre de l’affaire de l’achat de l’équipement militaire sous le régime d’IBK (2012- 2020).

Dans son livre intitulé: «C’est possible au Mali», Mamadou Igor Diarra écrit: «Le pays était en guerre, l’État pouvait désormais engager une solide loi d’orientation et de programmation militaire et renforcer la capacité de nos forces armées et de sécurité. J’ai eu le privilège de doter le budget de mécanismes et ressources récurrentes qui ont permis de faire face aux dépenses d’équipement de l’armée et surtout dans sa composante aérienne avec l’acquisition d’une flotte d’aéronefs divers dont les contrats ont été initiés par mon collègue de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly. Le président Ibrahim Boubacar Keïta avait fièrement rappelé à leur livraison que se fut, bien sûr, grâce au budget national que ces achats avaient été effectués».

 

 

BHM absorbée par la BMS : Pourquoi ? Pour qui ?

C’est le ministre de l’Économie et des Finances, Mamadou Igor Diarra, qui a proposé la fusion absorption de la Banque de l’habitat du Mali (BHM) par la Banque malienne de solidarité (BMS), il a instruit le même changement à la Banque nationale de développement agricole (BNDA).

D’après lui, ce secteur bancaire renforcé, rajeuni contribua mieux aux finances publiques, joua un rôle essentiel dans la relance de l’économie nationale. Ce qui en retour lui assurera de nouvelles opportunités de croissance. La loi des finances 2016 fut adoptée sans difficultés.  Pour la première fois de l’histoire du Mali, le budget de l’État malien dépassa la barre des 2000 milliards de francs. Ainsi par trois fois, les revues du FMI saluèrent la performance de notre pays.

En fin 2015, l’institution jugea que «sur le plan macroéconomique, la reprise s’était poursuivie avec une forte croissance du PIB, une faible inflation et un renforcement de la position budgétaire». Les perspectives à court terme étaient également jugées «favorables», même si l’organisme était légitimement préoccupé par «la fragilité de la situation sécuritaire».

 

 

Ministère de l’Économie et des Finances : «Un bon ministre des Finances est toujours impopulaire», dixit Soumana Sako

Le meilleur ministre des Finances malien est Soumana Sako dit «Zou le salaire». Il est reconnu pour sa gestion rigoureuse. Quant à Mamadou Igor Diarra, «Il est l’un des meilleurs ministres des Finances de notre continent», déclare Lionel Zinsou, forte personnalité de la Finance internationale, ancien Premier ministre du Bénin.

 

 

Sénégal : au pays du langage et du 3ème mandat ?

En mars 2012, sous la pression de la jeunesse sénégalaise et de mouvements de la société civile comme «Y’en a marre», Abdoulaye Wade renonce à ripoliner la Constitution. Aujourd’hui, c’est le président sortant, Macky Sall, qui veut ripoliner la Constitution pour un troisième mandat.

Attendons de voir la réaction de la jeunesse sénégalaise. Ce que l’Afrique a comme potentialité énorme et dangereuse est sa jeunesse. C’est un peuple intraitable sans parti politique. Si elle veut, elle peut !  Comme le Sénégal, tous les pays africains sont confrontés à cet épineux problème de gestion des militants de ce grand parti africain qu’est la jeunesse.

 

 

Et de Blaise, le sanguinaire, demande pardon à son peuple ?

Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est assassiné lors d’un coup d’État, organisé par l’un de ses compagnons d’armes, Blaise Compaoré, soutenu logistiquement par la France. À l’époque, Jacques Chirac est Premier ministre, son conseiller Afrique est Jacques Foccart. Vingt-sept (27) ans plus tard, Blaise Compaoré était richissime dans un pays parmi les plus pauvres de la planète.

En 1998, il organise des élections mais refuse une commission électorale indépendante: l’opposition boycotte le scrutin et Blaise Compaoré est élu avec 70% des voix. Il est aussitôt félicité par Jacques Chirac. Reste à savoir si le peuple burkinabè acceptera son pardon après tant d’assassinats ?

 

 

DEF-2022 : Magnouma Diabaté, première nationale avec 18 de moyenne

L’élève Magnouma Diabaté, treize (13) ans, du Prytanée militaire de Kati, est la première nationale à l’examen du Diplôme d’études fondamentales (DEF), session de juin 2022, avec 18 de moyenne.

Le taux de réussite est de 47, 87%.

Félicitations à elle !

 

 

Face aux jeunes générations, notre responsabilité est vertigineuse

La situation du Mali est aujourd’hui critique, l’État est aux abonnés absents sur une grande partie du vaste territoire, depuis les crises de 2012, le pays est à l’aube d’un possible grand tournant, dans les mois à venir. Les élections se profilent, si tant est que la situation interne le permette. Notre jeunesse est notre force vitale. Au-delà de cette trithérapie, si nous voulons assurer la santé de notre nation sur le long terme, il faut impérativement mettre la jeunesse au cœur de nos actions, de ce profond changement d’état d’esprit.

Nos jeunes générations sont de plus en plus audibles, notamment à travers les réseaux sociaux; elles sont de plus en plus inquiètes aussi. Elles souhaitent prendre part au débat, animées par le désir partagé d’agir pour leur pays. Mettre cette jeunesse au centre des préoccupations politiques nous permettrait de nous fixer de nouvelles priorités juvéniles et de répéter les segments où la puissance publique peut apporter des coups de pouce efficaces et orienter positivement cette énergie. Et même pourquoi pas, comme au judo, tirer profit des déséquilibres et des trébuchements pour aller plus loin, plus vite.

Le temps est révolu où, sans trop de volonté, après des études sommaires, on pouvait facilement s’insérer dans la vie active. La compétition est aujourd’hui autrement plus rude. Elle l’est au niveau du pays, que le surgissement des nouvelles technologies a mis, dans certains domaines, sur la même ligne que les nations technologiquement les plus avancées. Mais le Mali reste encore victime de vertigineuses inégalités de développement en matière d’accès à des biens essentiels: alimentation, eau potable électricité, santé, instruction…

La compétition est aussi beaucoup plus disputée au niveau individuel, et ce, dès l’enfance. Et les embûches ne manquent pas. Un jeune, ou sa famille, qui décide de mettre la barre haut dans l’acquisition des connaissances, même s’il fait le bon choix, rencontre inévitablement de multiples embûches.

Obstacles de la pauvreté qui complique toutes les démarches quotidiennes: transports, achat des livres et des fournitures, voire financement de la corruption à laquelle notre système d’enseignement n’échappe malheureusement pas… Obstacles d’un monde professionnel qui n’échappe pas davantage aux stratégies de survie à court terme: emplois réservés aux cousins plutôt qu’aux compétents, crainte de ceux dont la qualité professionnelle peut menacer les positions acquises. Obstacles de la volonté, minée par le découragement, et qui pousse certains à la paresse routine de grins interminables où le thé, les réseaux sociaux et la chicha se substituent à l’exigence de se construire. Quand ce n’est pas, dans les cas extrêmes, la délinquance, la fuite, voire les tentations sataniques du djihadisme.

Source : L’Inter de Bamako