L'après Condé : qui participera aux consultations de la junte en Guinée?
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Le président de la CCIM, Youssouf Bathily a évoqué certaines difficultés rencontrées par les opérateurs économiques
Le
président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a reçu hier en
audience une délégation de la Chambre de commerce d’industrie du Mali
(CCIM), conduite par son président Youssouf Bathily. La rencontre s’est
tenue en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud
Ould Mohamed.
À sa sortie d’audience, Youssouf Bathily a confié à
la presse qu’ils ont abordé avec le président de la Transition les
différentes préoccupations du secteur privé à travers un Plan de
mandature que la CCIM a eu à élaborer et à faire approuver par les élus
consulaires. Il a aussi révélé que par rapport à la situation actuelle
du pays, la délégation a pu toucher du doigt les difficultés que
rencontre aujourd’hui le secteur privé, avant de réitérer son
accompagnement à la Transition.
«Nous avons longuement
échangé avec le président de la Transition. Il nous a demandé de tenir
bon, d’accompagner la Transition. Il a invité le secteur privé à jouer
un rôle important en cette période de transition et à œuvrer pour la
paix et la cohésion sociale», a dit Youssouf Bathily.
Le
président de la CCIM a ajouté qu’ils en ont profité pour solliciter
l’appui de la Transition en faveur du secteur privé. «Nous sommes
conscients que le moment n’est pas propice pour soumettre des doléances à
cette équipe de Transition. Nous savons la situation qui prévaut dans
le pays. Néanmoins, nous avons soulevé certaines difficultés pour que
l’État puisse les prendre en compte», a-t-il insisté.
Ces
difficultés sont, selon lui, relatives aux impôts et aux taxes. Il dit
avoir informé que la Chambre de commerce a également élaboré un Plan de
mandature basé sur la réalisation des infrastructures qui soutiennent
les activités des entreprises, telles que les aménagements des zones
industrielles, la réalisation des centres de formation dans toutes les
capitales régionales du pays, un programme de modernisation des marchés
du Mali.
«Nous voulons que l’État accompagne le secteur privé
pour être dans les meilleures conditions et à faire face à l’insécurité
qui prévaut dans le pays», a-t-il dit.
Soulignant le rôle
important que le secteur privé a joué de 2012 à nos jours, il a indiqué
que les opérateurs économiques ont contribué à la stabilité économique
du pays.
Aminata Dindi
SISSOKO
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