La posture va-t’en guerre d’une transition politique aux abois et mise au pilori
La deuxième phase de la transition
politique au Mali est aux abois.
Au lieu d’un passage du témoin du futur
Président sensé sortir des urnes à la suite des élections présidentielles
initialement prévues au 27 février 2022, le Mali est parti pour une nouvelle
transition dite phase3.
La prochaine transition dite phase3 doit
être civile car la phase2 a brillé par un échec cuisant caractérisé par une
absence criarde de résultats et un musèlement de la liberté d’expression
(brimade, arrestations extrajudiciaires, règlement de compte et élimination
morale et psychologique d’acteurs politiques).
Deux (02) mois après un embargo depuis
le 9 janvier 2022, taillé sur mesure et imposé au peuple malien en place et
lieu de la junte militaire, la transition politique malienne est au pilori.
Neuf (09) mois après le 2ème coup
d’état, le constat est que la junte est mal entourée et mal conseillée par un
Premier Ministre (PM) aux méthodes revanchardes et peu orthodoxes dont, la
gouvernance aux allures de sangsue des maigres ressources de l’Etat,
caractérisent son passage à la Primature.
Une transition en perte de vitesse donc
en chute libre, a vite besoin de se ressaisir et de se réconcilier avec
l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à même d’apporter des réponses
adaptées aux douleurs affligées à nos paisibles populations par la faute des
décideurs incompétents et inexpérimentés.
Il est donc temps que la junte clouée
accepte la proposition de sortie de crise de la CEDEAO.
Il est temps que la junte propose en
lien avec la classe politique et les forces vives de la nation, un calendrier électoral
consensuel pour sauver le Mali afin que la parole du Mali soit crédible.
A défaut, le pouvoir agonisant de la
junte périra au grand dam du peuple malien.
Le peuple malien doit exiger une
transition civile.
Le 25 mars reste et demeure déterminant.
Vivement un Mali en paix, réconcilié au
dedans et avec ses pays frères et voisins pour la grandeur de notre Nation.
Bamako, le 15 mars 2022
Ismaël SACKO- Président du PSDA
Source : Malicanal.com
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