Israël se prépare à un éventuel mandat d'arrêt international à l'encontre de Benyamin Netanyahu.
- La Cour pénale internationale de La Haye (Pays-Bas) pourrait délivrer
des mandats d'arrêt à l'encontre de Netanyahu, du ministre de la Défense
Yoav Galant et du chef d'état-major Herzi Halevy, selon une chaîne de
télévision israélienne
Le Conseil national de sécurité israélien a discuté, mercredi,
des moyens de faire face à d'éventuels mandats d'arrêt internationaux
contre le Premier ministre Benyamin Netanyahu, le ministre de la Défense
Yoav Galant et le chef d'état-major de l'armée Herzi Halevy, rapportent
les médias israéliens.
Les Palestiniens, ainsi que les organisations locales et
internationales de défense des droits de l'homme accusent ces dirigeants
et d'autres personnes d'avoir commis des "crimes de guerre" au cours de
la guerre dévastatrice menée depuis le 7 octobre 2023 contre la Bande
de Gaza.
Selon la télévision
israélienne Channel 13, une "discussion secrète" a eu lieu aujourd'hui
(mercredi) au sein du Conseil national de sécurité "en vue de préparer
la possibilité que des mandats d'arrêt internationaux soient délivrés
dans les prochains jours à l'encontre de hauts responsables israéliens".
"Selon les informations et les indications dont disposent les
hauts responsables israéliens, la Cour pénale internationale de La Haye
(Pays-Bas) pourrait délivrer des mandats d'arrêt à l'encontre de
Netanyahu, Gallant et Halevy", a ajouté Channel 13.
La chaîne a expliqué qu'au cours des débats, il a été décidé
qu'Israël devait prendre des mesures immédiates pour faire face à cette
éventualité, en lançant notamment "une campagne politique" au niveau
international contre cette mesure.
Il a été rapporté que Netanyahu s'entretiendra à ce sujet avec
des responsables de pays européens, dont les Pays-Bas et l'Autriche.
Le ministre israélien des affaires stratégiques, Ron Dermer, et
l'ambassadeur d'Israël à Washington, Mike Herzog, ont pour leur part été
chargés de prendre contact avec le Congrès américain et
l'administration du président Joe Biden, selon la chaîne.
Le média cite de hauts responsables israéliens (qu'il ne nomme
pas) affirmant qu'en cas de délivrance éventuelle de mandats d'arrêt
internationaux, "cette démarche rappellera les mesures prises contre la
Russie et son président (Vladimir) Poutine" dans le contexte de la
guerre menée depuis février 2022 contre l'Ukraine.
Les responsables ont ajouté que la CPI devrait concentrer ses
mandats d'arrêt sur "les décideurs politiques (en Israël) et non sur les
militaires subalternes".
Le cabinet restreint israélien chargé des affaires politiques et
de sécurité devrait se réunir, jeudi et aborder la question des
éventuels mandats d'arrêt, selon la chaîne.
Channel 12 affirmait, le 19 avril, que la Cour pénale
internationale envisageait la délivrance prochaine de mandats d'arrêt
internationaux à l'encontre de Netanyahu et d'autres hauts responsables,
au motif qu'ils auraient commis des "crimes de guerre" contre les
Palestiniens de Gaza.
Il a été rapporté que Netanyahu a rencontré d'urgence les
ministres des affaires stratégiques, Dermer, de la justice, Yariv Levin,
et des affaires étrangères, Yisrael Katz, pour discuter de la question
et solliciter l'aide des alliés occidentaux, en particulier celle des
États-Unis.
La Bande de Gaza, assiégée depuis plus de 17 ans, subit une
offensive meurtrière israélienne depuis l'attaque transfrontalière
lancée, le 7 octobre 2023, par le mouvement de résistance palestinien,
Hamas. Tel-Aviv affirme que près de 1 200 personnes ont été tuées dans
l'attaque du Hamas.
Le bilan de l'offensive menée par Israël depuis lors fait état de
34 183 Palestiniens tués et 77 143 autres blessés, tandis que 85 % de
la population de Gaza a été poussée à se déplacer à l'intérieur du
territoire, dans un contexte de graves pénuries de nourriture, d'eau
potable et de médicaments, et que 60 % des infrastructures de l'enclave
ont été endommagées ou détruites, selon les Nations unies.
Israël poursuit sa guerre meurtrière malgré l'adoption d'une
résolution du Conseil de sécurité exigeant un cessez-le-feu immédiat,
faisant également fi des premières poursuites engagées à son encontre
devant la Cour internationale de justice pour "crime de génocide".
.......Agence Aanadolu
Source : Anadolu
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