Focus : Modibo Keïta, premier président bâtisseur d’usines
Quand on connaît le
Mali et la limite de ses ressources, on saisit très bien les raisons pour
lesquelles le régime de Modibo Keïta ne voulait pas d’un système de
développement qui laisserait une catégorie de citoyens organiser l’exploitation
des autres. D’où la création d’usines pour donner le travail à beaucoup de
concitoyens. Avec les Programmes d’ajustement structurels (phase 1 et 2) compris,
entre 1984 et 1987. Le marché du travail est déprimé.
Les Programmes
d’ajustement structurels ont fermé
toutes les sociétés et entreprises d’État au Mali. Un calme apparent règne
aujourd’hui après des années de turbulences, de révoltes. À ces irrégularités
de gestion s’ajoutent malheureusement les conséquences des politiques d’austérité
de Fond monétaire international (FMI), de la corruption et du clientélisme politique.
Les politiques d’austérité n’avaient pas
été balancées par le développement du réseau d’entreprises privées.
Ainsi, elles ont
accru le gaspillage de ressources notamment du fait de la réduction des
effectifs et du stoppage des recrutements ou de création de nouvelles
entreprises publiques. Les plus jeunes ont perdu leurs repères que symbolisait
la réussite de leurs aînés. Leur désespérance est quasi générale et la
délicatesse de la situation actuelle contribue à la consolider. Ce sentiment
d’amertume se lit à travers la réponse d’un élève en classe de 9ème à
son père qui lui reproche de s’intéresser plus au football qu’à l’école.
«Papa laisses-moi tranquille avec ton école. Désormais, je sais lire et écrire,
comprendre. Cela me suffit largement pour m’informer sur le monde. Quant à mon soi-disant
avenir, il est foutu. Je cherche plutôt à apprendre un petit métier que de
continuer à aller à l’école. Il n’y a plus d’avenir sur ce plan».
Seydou
Keïta dit Seydoublé: un bâtisseur comme Modibo Keïta
L’un des plus grands
footballeurs du pays créé six (06) usines à Sanankoroba dans le cercle de Kati.
Le footballeur malien de renommée internationale vient de se lancer dans le grand
business. Tenez-vous bien avec six (06) usines à Sanankoroba. Ces six usines
permettront de juguler le chômage des jeunes, en l’occurrence celui de ladite localité.
Après le footballeur sénégalais, Sadio Mané, applaudimètre à Seydou Keïta dit
Seydoublé. Le footballeur malien serait-il sur les traces de son aïeul bâtisseur
d’usines au Mali ?
Obstruction
du lit du fleuve Djoliba à Bamako: Où sont passées les autorités ?
Qui obstrue le lit du
fleuve Djoliba à Bamako ? Le Niger est l’un des plus grands fleuves
d’Afrique; d’une longueur de 4 200 km, dont 1700 au Mali, il draine un
bassin de 1 500 000 km2. Appelé Djoliba (le Grand Fleuve) dans son
cours supérieur, le Niger reçoit sur sa rive droite, aux environs de Kangaba,
le Sankarani grossi du Ouassouloubalé. Puis, il emprunte jusqu’à Koulikoro une
étroite vallée rocheuse barrée par les rapides de Sotuba (Bamako).
Après Koulikoro, la
vallée s’élargit, les collines s’atténuent et se raréfient pour faire place à
une vaste cuvette alluviale.
De Ségou à Kabara, le
fleuve coule dans une plaine à faible pente qui, lors des crues, prend l’aspect
d’une véritable mer intérieure parsemée de buttes verdoyantes (toguérés): le
Delta intérieur.
À Mopti, le Niger
reçoit un affluent long de 900 km, le Bani dont la principale branche, le Bagoé
venant de Cote d’Ivoire, est grossi du Bafing.
Dans la région de Dioïla,
il reçoit sur sa rive gauche le Baoulé grossi du Degoé et du Bafing: un peu plus
en aval, le principal affluent est le Banifing que grossissent le Groumbo et le
Lotio. A Diafarabé, le Niger se divise. La branche occidentale, le Diaka,
rejoint le lac Débo et la branche orientale, l’Issaka, va à l’encontre du Bani
à Mopti. Ces deux (02) fleuves jouent un rôle essentiel dans la géographie et
l’économie nationale (agriculture inondée et de décrue, pèche, mouvements pastoraux).
De là à laisser disparaître cette sève nourricière, c’est une démission
politique. Quand le fleuve Djoliba disparait, le Mali disparait. Les 1 700 km nourrissent
et font vivre les localités que le fleuve traverse.
Transition
au Mali: le colonel Assimi Goïta, otage de son entourage
Pris en otage par
l’armée et sous la pression bien orchestrée de son entourage, le colonel Assimi
Goïta, président de la transition, tarde à sortir le Mali des sanctions de la
Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’armée s’est
accaparée du pouvoir et quant à l’entourage du président, il se donne plein
pouvoir. Les récentes nominations en sont des illustrations patentes du népotisme.
Du coup, discrédité et rejeté par le peuple, il veut sortir de sa poche un
nouveau gouvernement prétendu de réconciliation nationale avec le retour en
force des barons corrompus des anciens régimes. L’année 2022 voit s’installer
dans tout le pays un climat permanent de violence, d’insécurité et de
terrorisme.
Wassoulou
: une maladie bovine ravage le cheptel et une autre maladie attaque les
manguiers qui ne donnent plus de fruits
Une maladie bovine fait
des ravages dans le Wassoulou. Celle des manguiers, c’est presque sur tout le
territoire que le constat est fait. Les manguiers ne fleurissent plus pour
donner des fruits. Nous avons interrogé certains experts de l’Institut d’économie
rurale (IER) pour connaître les noms de ces maladies, impossible. La maladie
des bœufs ravage le troupeau. Celle des manguiers les empêche de donner des
fruits.
Source :
L’Inter de Bamako
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