Égypte : les petits agriculteurs croulent sous les dettes
Sous une
chaleur écrasante, un groupe d'agriculteur ramasse des poivrons à Beni Suef, en
Egypte. Malgré leur rôle primordial dans le secteur alimentaire du pays, leur
situation est menacée. Les petits producteurs sont contraints de vendre leurs
récoltes à perte, faute de marché accessible.
"L'agriculteur est mort, surtout le petit paysan, car nous ne sommes pas
en mesure d'acheter quoi que ce soit ni de vendre nos récoltes. Comment le
fermier peut-il payer la location de sa terre et manger ou boire ?", questionne Zakaria Aboueldahab, agriculteur.
Entre les
factures de pesticides et d'eau, les agriculteurs sont dépassés, et n'arrivent plus
à éponger leurs dettes avec leur production. Une situation, qui s'est empirée
avec la guerre en Ukraine.
"La pompe de la machine peut mettre jusqu'à une journée entière pour
irriguer cette petite parcelle de terre et consomme deux (02) bidons d'essence
qui coûtent environ 15 euros (280 livres égyptiennes)", continue
le cultivateur.
"Certains agriculteurs ont abandonné leurs terres, ils ne les ont ni
vendues ni cultivées, ils ne savent pas quoi faire", ajoute
Mohamed Abdelmoez. "Ils ont perdu
des bénéfices pendant de nombreuses années, des bénéfices sur les oignons, les
tomates, les poivrons locaux... Ils ne font absolument aucun profit".
Pour
l'entrepreneur Hussein Abou Bakr, les petits agriculteurs doivent s'unir et
utiliser la technologie pour surmonter toutes ces dépenses et assurer leurs
récoltes.
"L'Egypte est confrontée à des problèmes liés à la nourriture, à la
sécurité alimentaire, à la consommation et à la pénurie d'eau, ainsi qu'à des
problèmes liés à l'emploi et à l'inclusion financière", énumère
Hussein Abou Bakr, entrepreneur et fondateur de la Société Mozare3. "La
solution à tous ces problèmes est de travailler avec les petits agriculteurs".
Selon l'Organisation des Nations unies pour
l'alimentation (FAO), 47% des
récoltes de l'Egypte proviennent de petits agriculteurs ne cultivant pas plus
d'un hectare chacun.
Source : Africanews.fr
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