Déclaration du bureau politique du parti Sadi sur la dénonciation du Traité de coopération en matière de défense entre le Mali et la France
Le Parti SADI salue la dénonciation par le
Gouvernement de la Transition, du Traité de coopération en matière de défense
du 16 juillet 2014 conclu entre le Mali et la France.
En effet, le Parti Solidarité africaine pour la
démocratie et l'indépendance (SADI) était un des rares parmi les forces
patriotiques à se démarquer de l’euphorie générale lors de l’intervention de
l’opération Serval, présentée à l’époque comme une opération de «sauvetage de Bamako menacé par des dizaines
ou centaines de pick-up de terroristes».
Nous avions, à l’époque, dénoncé la manœuvre de
l’impérialisme OTAN/USA/UE comme responsable de la destruction de la Libye et
de l’assassinat du Colonel Mouammar Kadhafi qui a été l’acte déclencheur de
l’invasion de notre pays et de tout le Sahel par le terrorisme séparatiste.
La mutation de Serval en Barkhane, puis en Takuba, a
largement montré que la présence militaire française n’est nullement la
solution mais fait partie du problème que les forces politiques, citoyennes et
de sécurité et de défense patriotiques doivent affronter pour libérer la
patrie, assurer l’unité territoriale et rétablir les conquêtes démocratiques
chèrement acquises par notre peuple suite à l’insurrection victorieuse de mars
1991.
Du reste, le parti SADI qui n’a eu de cesse de
combattre toute idée de présence militaire au Mali, a toujours dénoncé
l’inefficacité de cette présence militaire française et européenne sur le sol
malien, leur militarisation à outrance, une gestion exclusivement militaire des
problèmes sécuritaires et une farouche opposition à toute recherche de
stratégies politiques autonomes axées sur le dialogue et les dynamiques
endogènes.
La Patrie a plus que besoin de l’unité de tous ses
fils et filles patriotes pour faire face aux sanctions illégales de
l’UEMOA/CEDEAO et faire face à l’agression terroriste dont elle est victime et
à la présence des forces étrangères qui ne sert que les intérêts prédateurs
néocoloniaux.
Le Bureau Politique
Le Secrétaire Général, Mohamed AG AKERATANE
Source : L’Inter de Bamako
Nouveau commentaire